Entré à l'usine à 15 ans, comme d'autres vont à la mine... Tel est le destin de Robert Panaud, ouvrier métallurgiste, joué par Jean-Baptiste Maunier dans Le Cri. Un chant radicalement différent de celui de l'ange à la vois d'or des Choristes. (lundi 27 et mardi 28 février, France 2, 20.50)
- 21/02/2006
TELE POCHE :
Des Choristes au Cri, vous faites le grand écart. Fallait-il casser l'image de l'ange blond à la voix d'or ?
Jean-Baptiste Maunier :
Je voulais changer d'image, de style. Le scénario du Cri me l'a permis. J'étais content aussi de retrouver l'ambiance des plateaux. Je me suis bien amusé. J'ai envie de m'éclater en jouant la comédie.
TELE POCHE :
Votre fulgurante célébrité vous pèse-t-elle encore ?
Jean-Baptiste Maunier :
Je ne suis pas à l'aise avec la célébrité. J'ai envie d'être un enfant normal. La pression est retombée depuis Les Choristes... Cela fait presque trois ans et les gens en ont sans doute un peu assez.
TELE POCHE :
Comment est né ce Cri ?
Jean-Baptiste Maunier :
Francis Renaud qui joue Robert, le héros, a pensé à moi pour interpréter son personnage à l'adolescence. Il trouve que l'on se ressemble beaucoup. Mais cela a bien failli ne pas se faire : la production était persuadée que je refuserais le projet.
TELE POCHE :
L'univers de la métallurgie du Cri vous est-il familier ?
Jean-Baptiste Maunier :
Je ne connais rien de son histoire, mais il se trouve que mon grand-père maternel était géomètre et chef d'équipe dans les mines de bauxite, à Brignoles (Var). Si je n'avais pas joué dedans, je ne sais pas si j'aurais eu l'idée de regarder la saga !
TELE POCHE :
Comment travaillez-vous ?
Jean-Baptiste Maunier :
Avec Le Cri, je n'avais pas beaucoup de textes à apprendre mais davantage des attitudes. Je lisais mes scènes, la veille du tournage, avant de me coucher.
TELE POCHE :
Quels souvenirs gardez-vous de vos partenaires du Cri ?
Jean-Baptiste Maunier :
Avec Catherine Jacob, qui joue ma mère, on se faisait beaucoup de blagues. François Morel m'a fait rire... Quand j'étais petit, je regardais Les Deschiens. C'était génial aussi avec Francis Renaud. C'est devenu un ami de la famille.
TELE POCHE :
Entre Les Choristes et Le Cri, avez-vous joué la comédie ?
Jean-Baptiste Maunier :
J'ai joué dans Bastien Bastienne aux Bouffes parisiens. Je n'ai pas encore eu le temps de prendre des cours de comédie. Plus tard, je le ferai... Je préfère jouer sur mon naturel. Je crois que c'est ce qui plaît.
TELE POCHE :
Vous avez grandi de 20 centimètres mais votre voix n'a toujours pas mué. Pourquoi alors avez-vous arrêté le chant ?
Jean-Baptiste Maunier :
Cette décision est d'ordre affectif. J'en ai eu assez de déclencher tant de jalousie et de méchancetés, de la part du chef de la chorale. Il m'a complètement dégoûté. Je ne suis pas le seul à être parti, qui autres enfants m'ont suivi. J'ai tourné la page... Depuis six mois, je prends des cours de batterie, une de mes passions depuis plusieurs années.
TELE POCHE :
Vous allez toutefois donner six concerts avec Les Enfoirés...
Jean-Baptiste Maunier :
J'ai accepté uniquement pour eux. Pour la toute première fois, je vais jouer de la batterie en public. L'avantage, c'est que ça se déroule à Lyon, à deux pas de chez moi, durant les vacances.
TELE POCHE :
Le chant, c'est une affaire de famille...
Jean-Baptiste Maunier : mon arrière-grand-père maternel s'appelait Jean-Baptiste et chantait de l'opérette.
TELE POCHE : Avec le succès, n'avez-vous pas eu envie d'abandonner les études ?
Jean-Baptiste Maunier : Je veux continuer ma scolarité, je suis en seconde littéraire. Si la comédie ne marchait plus, je me vois bien journaliste sportif. J'adore le foot, je fais également du tennis, du vélo et du ski.
TELE POCHE :
A 15 ans, vous semblez bien raisonnable !
Jean-Baptiste Maunier :
Il faut vraiment me connaître, je suis très joyeux, j'adore faire des c... Sur Le Grand Meaulnes (sortie prévue en octobre 2006), le film que je viens de tourner avec Nicolas Duvauchelle et Clémence Poésy, nous nous sommes vraiment lâchés !
TELE POCHE :
Quelle vie menez-vous ?
Jean-Baptiste Maunier :
Je profite à fond de mon adolescence, je vis le présent, je suis aussi très famille, surtout avec mes grands-parents.